Beaucoup de fleurs annuelles ont en commun d’avoir conservé la grâce champêtre des fleurs sauvages qui poussent parmi les herbes folles, dans les prés et les petits chemins. Elles ont aussi gardé de leur origine sauvage un tempérament peu exigeant et la faculté de se ressemer tout seules, donnant une touche de naturel incomparable. Rester dans le ton de cette simplicité, et proscrivez les variétés doubles, trop sophistiquées, et faites de grandes taches en mélangeant les graines entre elles avant de les semer à la volée, en mai. Certaines de ces fleurs sont si rustiques que vous pouvez les semer en septembre ou octobre et leur laisser passer l’hiver dehors : elles donneront l’année suivante une floraison plus précoce et beaucoup plus généreuse. En agissant ainsi, vous ne faites guère que reproduire ce qui se passe spontanément dans la nature, où les graines commencent à germer dès l’automne. Nos aïeux ne pratiquaient pas autrement pour leurs jardins de curé.
Le limnanthe : le limnante de Douglas n’a pas son pareil pour alléger et donner de la gaieté
Le pied d’alouette : Une vraie fausse mauvaise herbe. Il n’est pas besoin de chercher loin dans la généalogie des pieds d’alouette pour retrouver la dauphinelle qui surgit dans les champs de blé non traités aux désherbants, autant dire une rareté aujourd’hui. Une fois apprivoisé, il est devenu une des meilleurs fleurs pour les bouquets, où ses hampes de quarante à cinquante fleurs, largement espacées, peuvent durer près de quinze jours. En massif, il vaut mieux pincer les plants quand ils ont 20 cm de haut pour obtenir des touffes ramifiées, à la floraison plus élégante et aussi plus durable.
L’ipomée : Une volubile draperie. Avec leur allure de liseron géant, les ipomées sont les
Le bleuet : La naïveté faite fleur. les centaurées barbeau sont les cousines améliorées de nos bleuets des champs. On